Science participative et Natureparif

1. Une opération de science participative pour tous !

Cette enquête est une opération de science participative. Kesako la science participative ?
Pour appréhender les phénomènes qui touchent à la biodiversité, on a souvent besoin de collecter des données à très grande échelle, sur de grandes surfaces ou pendant une longue durée. Les scientifiques, dans leurs blouses blanches, ne sont pas si nombreux. Le principe est donc de solliciter l’aide de tous !
De 7 à 77 ans pour la formule, mais les plus jeunes et les plus âgés sont les bienvenus bien sûr ! Chacun, selon ses compétences, peut apporter de l’eau au moulin de la science pour mieux comprendre la biodiversité. Ici, l’opération "étonnant automne" consiste à ce que chacun indique l'apparition des phénomènes liés à l’automne, principalement ceux concernant les arbres qui nous entourent.
Les savants, qui n’ont jamais peur des gros mots appellent ce domaine -qui consiste à étudier comment se succèdent les cycles saisonniers-, la phénologie. Attention, cette opération est bien une opération très scientifique, de science avec conscience, et de science sérieuse mais qui ne se prend pas au sérieux.

2. Que faut-il faire ?

Pour ceux qui ne sont pas nés dans un herbier, nous vous aidons à reconnaître 12 espèces d’arbres qui ont été choisies. Elles sont toutes communes en Île-de-France et pour la plupart présentes jusqu’au cœur des villes.

Une fois l’arbre reconnu, signalez sur la carte interactive présente sur notre site internet :
- le lieu
- la date
- et l’état d’avancement des signes de l’automne
que vous avez observés sur les arbres.

Le principe bien sûr, c’est de regarder régulièrement et de signaler les changements. N’hésitez donc pas à multiplier les observations à plusieurs dates et à plusieurs endroits !

Pour certaines espèces très faciles à reconnaître (marronnier avec ses marrons (sic), platane avec son écorce camouflage militaire…), vous pouvez observer depuis les transports en commun, c’est l’idéal entre deux grilles de sudoku. Pour les espèces pour lesquelles il faut regarder les feuilles pour les reconnaître, vous pouvez les observer sur vos trajets à pieds, dans le parc près de chez vous, dans votre jardin si vous avez la chance d’en avoir un, dans la cour de votre école…

3. Quand ? Du début de l'automne à fin novembre

Début :
Nous commençons le premier jour de l’automne. C’est simple : le jeudi 23 septembre, à l'équinoxe d'automne, précisément lorsque les journées de chacun des habitants de la Terre sont parfaitement égales. Certains arbres auront déjà bien commencé à entrer dans l’automne, sans se plier au calendrier, les coquins. Le marronnier aura souvent déjà déposé ses marrons un peu partout et attaqué qu’il est par la mineuse du marronnier (voir encadré ci-dessous), il aura certainement perdu presque toutes ses feuilles. Tant pis pour lui, le pauvre.

Fin :
Nous vous avons promis un bilan sous forme de cartes et de beaux graphiques pour Noël. Nous proposons donc de nous arrêter le dernier jour de novembre, soit le mardi 30 novembre. Quoi qu'il en soit, la nature est bien faite et tous les critères d’arrivée de l’automne devraient avoir échu, d’ici là.

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4. Pour quoi faire ? Comprendre l'influence de l'élévation de température sur le calendrier des saisons

Il fait toujours un peu plus chaud au cœur des villes qu’à la campagne. Nos activités et le fait qu’il y ait beaucoup de masses minérales (pierre, béton) qui absorbent et retiennent bien la chaleur en sont les principales raisons. C’est parfois mentionné dans le clin d'œil météo mais on peut aussi le remarquer l’hiver, avec la neige qui ne tient pas sur les toits des villes alors qu’elle reste paisiblement sur les toits des maisons rurales ou par exemple, lorsqu’on voyage dans une voiture équipée d’un thermomètre digital de la ville vers la campagne ou l’inverse. C’est frappant, de l’ordre de 2 degrés ! C’est énorme, non ?!?

Les personnes qui observent les floraisons du lilas, qui embaume nos printemps, l’ont aussi remarqué : il fleurit presque deux semaines plus tôt au cœur de Paris qu’à la campagne, jusqu’à 50 kilomètres plus au sud !!! Et idem pour les cerises !!!

Pour couronner le tout, il semblerait que l'éclairage urbain vienne mettre son grain de sel dans la phénologie des plantes de nos villes…

Il ne s'agit pas d’une opération d'urgence nationale bien sûr mais nous aimerions connaître l’ampleur, la chronologie et la répartition de ce phénomène à l’automne. Tout d’abord pour informer et comprendre. Et nous nous engageons à vous fournir les résultats de l’opération sous forme de carte et de graphique comme cadeau pour Noël !!! Mais par ailleurs, d’aucuns -habillés en blouse blanche, dégarnis, avec barbiche et lorgnons, qu’on appelle communément scientifiques- pourraient bien utiliser ces résultats dans des modèles prédictifs concernant le réchauffement climatique… Intéressant, niet ? Et comment pourraient-ils se passer de nous ici ??? En parcourant villes et campagnes à vélo ? Etant donné leurs faibles effectifs, 24 heures de vélo par jour n’y suffiraient pas…

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