Questions fréquemment posées

Je n’arrive pas à déterminer l’arbre qui m’intéresse, que faire ?
Trois fois hélas !!! Ca arrivera fréquemment ! Nous estimons à au moins 200 le nombre de variétés ou espèces d’arbre dans notre région, pour beaucoup d’horticulture. Rien à faire donc : essayez avec un autre arbre en recherchant peut-être d’abord des arbres que vous reconnaissez sans clé d’identification (platane, chêne, châtaignier, bouleau, …).

J’hésite entre deux critères, c’est mal ?
Pas du tout ! Les critères peuvent évidemment se succéder sans transition apparente. Indiquez alors conjointement les deux critères (vous aurez une petite alerte du site internet, rien de bien grave : passez outre) puisque c’est la réalité.

Mais je n’habite pas en Ile-de-France, comment puis-je faire ?
Cette opération est de portée francilienne mais toutes les données collectées échoueront dans le giron d’un programme national : l’Observatoire des Saisons. Il est très simple d’y participer : il suffit de vous connecter à http://www.obs-saisons.fr/ et vous pourrez alors participer à un programme équivalent au niveau national.

Puis-je mentionner de simples observations isolées ?
Bien sûr !!! Comme vous serez nombreux à participer, qu’il y aura des observations un peu partout et pendant environ deux mois, une simple observation isolée contribue aussi !

Pourquoi les arbres ?
Ils nous donnent de l’oxygène, de l’ombre, moins de dioxyde de carbone, moins de vent, de la fraicheur, des fleurs pour certains, un parfum pour d’autres, des abris pour la faune, le meilleur endroit du monde pour une cabane, des fruits, et exposent malgré eux pour des décennies leurs cicatrices de mots doux et promesses d’amour éternel…
Ils sont dans les lieux publics depuis 2500 ans, sacrés chez les Celtes, les Germains, les Scandinaves, honorés en Inde, chez les Indiens d’Amérique, les Japonais, …, importés et exportés partout pour leurs fruits, leur bois, leurs fleurs, pour le plaisir des yeux, pour la sérénité qu’ils apportent, symboles de vie, d’éternité, de sagesse, de robustesse, du monde, de paix…

Glossaire

Caduque : Se dit des feuilles qui tombent chaque année à l’automne et qui repoussent au printemps suivant (contrairement aux cheveux de Papy, tombés à l’Automne 1985, jamais repoussés depuis).

Clé d’identification : Une clé d’identification est une série de questions ordonnées à deux réponses possibles qui fonctionne comme un jeu de l’oie. La réponse à la première question renvoie vers une autre question dont la réponse renvoie vers une autre question, etc., etc. Jusqu’à ce qu’on ait identifié l’arbre lui-même. Attention, on ne touche ni 20 000 francs, ni 200 € en passant par la case départ.

Feuille composée : Une feuille composée possède une tige (pétiole pour les intimes) sur laquelle on trouve plusieurs folioles (feuille du marronnier par exemple, présentant 5 à 7 grandes folioles). Les folioles ne sont pas des feuilles en cela qu’elles ne sont pas issus d’un bourgeon (les 5 à 7 grandes folioles du marronnier sont issues d’un seul bourgeon), contrairement à ces dernières, et c’est cela qui va les trahir ! Le bourgeon laisse une trace à la base de la tige de la feuille : cette base est un peu spatulée, épaissie. Ceci n’est jamais le cas chez les folioles.

Feuille dentée : Feuille dont les bords sont bordés de dents, comme une scie. On y trouve des scies à buche, des scies fines, etc.

Feuille lisse : Ben… tout le contraire d’une feuille dentée en fait. Donc pas de dents du tout, comme une scie à beurre.

Foliole : voir la définition de feuille composée. Une foliole fait tout le temps sa maline à essayer de passer pour une feuille…

Pétiole (prononcez pessiole, ça fait plus sérieux) : C’est la queue de la feuille (alors que pédoncule, c'est la queue du fruit!). L'endroit par lequel le pétiole était lié au tronc comporte une petite zone un peu aplatie, trace de son attachement à son arbre chéri et trace du bourgeon qui lui a donné naissance. Juste pour satisfaire votre curiosité naissante, ce bourgeon a pour nom bourgeon axillaire et au moins deux arbres de notre enquête sont remarquables à son propos: le robinier faux acacia d'une part, dont les bourgeons sont tellement petits qu'ils ne laissent quasiment aucune trace sur le pétiole et le platane d'autre part, dont le bourgeon est caché dans un creux du pétiole…

Samare : Ce sont tous les fruits d’arbre équipés d’une petite aile pour voler, portés par le vent. Les champions toutes catégories de la samare sont les érables, dont Léonard de Vinci s’inspira pour ne pas réussir à fabriquer un hélicoptère, lui. Le charme, les frênes, les tilleuls, les bouleaux, l’ailante ont des samares mais ils sont beaucoup moins forts voire presque ridicules comparés aux érables.